« Si elle fait sa belle, il faut la frapper ! » : Ou comment les filles apprennent à se tenir à leur place

« Cet article examine la portée identitaire des violences de genre entre élèves dans les établissements scolaires à l’adolescence. Comme la plupart des recherches actuelles sur ce thème, celle-ci fait apparaître que les élèves se socialisent mutuellement dans un système de contrôle réciproque très contraignant, qui construit activement une hiérarchie entre les sexes sur le mode de l’hétéronormativité. On montre que ces violences, et l’ensemble des interactions quotidiennes entre élèves, rappellent constamment les filles à un ordre sexué́ de domination. Malgré́ leur nombre et leur réussite scolaire, elles se trouvent donc comme marginalisées dans le groupe des pairs centré sur les garçons. Les réactions des adultes tendent à conforter ce processus, en dépit des intentions affirmées par l’idéal républicain de l’institution. De fait, ce qu’elles vivent s’apparente à une forme latente de harcèlement sexuel. Ces résultats sont fondés sur 39 interviews semi-directives avec des chefs d’établissement et une année scolaire entière d’observations ethnographiques dans 5 établissements de statut, niveau et secteur sociogéographique varies. »

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