COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Pour diffusion immédiate

Unis pour éliminer la violence faite aux femmes

Toronto, le 23 novembre 2017 – le samedi 25 novembre, Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, aura lieu le lancement des  16 journées d’activisme de la campagne mondiale contre la violence basée sur le genre. Campagne qui prendra fin le 10 décembre, Journée internationale des droits de la personne. Les organismes communautaires francophone de Toronto se mobilisent et s’unissent afin de  mettre sur le devant de la scène la problématique de la violence faite aux femmes à travers des activités de prévention et de sensibilisation. La Maison d’hébergement pour femmes francophones de Toronto (La Maison), Oasis Centre des femmes (OCF), les Centres d’Accueil Héritage (CaH) en partenariat avec Action Ontarienne contre la violence faite aux femmes (AOcVF) ont uni leur force afin de dénoncer une vérité gênante mais indéniable : celle de la violence faite aux femmes.

La Maison, Oasis Centre des Femmes et les Centres accueil Héritage jouent un rôle clé dans les efforts pour contrer les abus faits aux femmes. Cette année, nos 16 jours d’activisme contre la violence faite aux femmes seront marqués par la campagne Voisin-es, ami-es et familles (VAF). La campagne VAF vise à outiller les proches d’une femme aux prises avec la violence pour  qu’ils puissent lui venir en aide. Lorsque les ami-es, les voisin-es et la famille apprennent à reconnaitre les signes de la violence et qu’ils sont aptes à intervenir, c’est toute la collectivité qui peut en bénéficier.     (www.voisinsamisetfamilles.on.ca.)

Si la violence dont les femmes font l’objet n’est pas un fait nouveau, celui de l’intérêt accordé à cette question en est un depuis les deux dernières décennies. La problématique de la violence faite aux femmes jusqu’alors limitée à la sphère privée s’est convertie en un enjeu de société, un sujet d’actualité, brûlant et international. En effet, bien que le chemin soit encore long, on note une libération de la parole de la part des femmes et un des exemples le plus marquant est la parution, le 5 octobre dernier, de l’enquête du New York Times mettant en cause le producteur américain Harvey Weinstein suspecté de harcèlement sexuel et de viols et ce, durant plusieurs années. Après la prise de parole d’actrices célèbres, les hashtags se sont multipliés sur les réseaux sociaux dans le monde entier : #MyHarveyWeinstein, #MeToo aux États-Unis ; #BalanceTonPorc, #MoiAussi en France ; #IchAuch en Allemagne ; #AncheIo en Italie ; #YoTambien en espagnol. Les femmes témoignent de violences subies pour le seul fait d’être femmes, sortant ainsi du silence et de la honte d’en  être victimes. Plus qu’un phénomène individuel, ces prises de parole collectives mettent en évidence un enjeu de société : comment la société prend-elle en charge ces violences faites aux femmes ?

Au cours de ces 16 jours d’activisme, plusieurs activités de sensibilisation seront organisées :

  1. Le samedi 2 décembre de 14h à 16h au Centres d’Accueil Héritage (33 Hahn Pl, Toronto) visionnage de film, suivi d’échanges sur les outils de la Campagne V.A.F. Personne ressource : Bohinga 647.777.6433, poste 204 ou agentprojet.lamaison@gmail.com
  2. Le 6 décembre à 13h dans notre coin communautaire (pour connaître l’adresse merci de contacter Cindy au 416-591-6565, poste 263 ou cindym@oasisfemmes.org) à se joindre à une conversation sur la violence fondée sur le sexe et le fémicide, suivi d’un vigile à Allen Garden.
  3. Sensibilisation du grand public à travers les médias sociaux, du 25 novembre au 10 décembre. Dans cette optique, nous lançons cet appel au public : La prévention de la violence faite aux femmes, c’est l’affaire de toutes et de tous. Unissons-nous pour éliminer la violence faite aux femmes. #STOPViolenceFemmes.

Au Canada, 61 % des adultes disent connaître personnellement au moins 1 femme qui a déjà été victime de violence physique ou sexuelle. Aujourd’hui, 1 femme sur 10 a subi des violences verbales, psychologiques, physiques ou sexuelles de la part de son conjoint ou ex-conjoint et ce chiffre ne prend malheureusement pas en compte le nombre d’enfants qui y sont exposés ou en sont victimes.

Comme l’ont souligné Jeanne Françoise Mouè, directrice générale de La Maison :

« Aucune femme, quel que soit son statut social, son appartenance et son origine, ne mérite aucune forme de violence, et se doit de vivre dans un environnement sécuritaire dans lequel elle est actrice de sa vie. »

Dada Gasirabo, directrice générale d’Oasis Centre des femmes :

« La violence comme problème sociétal demande une réponse sociale et politique. Joindre nos efforts et énergies comme leaders et partenaires est en soi une force pour faire reculer la violence. »

Et Barbara Ceccarelli, directrice générale adjointe, des Centres d’Accueil Héritage

« Nous partageons avec La Maison la même passion pour le maintien de l’autonomie des membres de notre communauté francophone, et le respect de la personne dans toute sa diversité. Il fait donc un grand plaisir au CAH d’être partenaire avec votre organisme en l’occasion des 16 jours d’activismes contre la violence faite aux femmes. »

Nous devons donc accélérer le rythme des progrès à réaliser pour venir en aide à des millions de femmes afin de mettre un terme aux injustices et discrimination à leur égard. À Toronto, deux organismes francophones viennent en aide aux femmes victimes de violence : Oasis Centre des Femmes (OCF) et La Maison d’hébergement pour femmes francophones de Toronto-La Maison.

Personne-ressource : Jeanne Françoise Mouè,  647.777.6419, directrice@lamaison-toronto.org

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