Présentation des membres et les objectifs du Programme Enfants Témoins

L’exposition à la violence conjugale est loin d’être un phénomène isolé et touche un nombre important d’enfants. On estime que 80 à 90 % des enfants vivant dans un contexte de violence conjugale y sont exposés, ce qui représenterait plus de 10 % des enfants canadiens. Les nombreuses recherches réalisées à ce sujet ont démontré les conséquences néfastes de cette violence pour l’enfant. Le programme Enfants Témoins a pour objectif d’apporter des réponses adaptées.

Pour le lancement de notre programme pilote, Enfants Témoins, le 21 août prochain, notre équipe sera composée de 6 membres clés. Fortes de leurs expériences personnelles dans le domaine de l’accompagnement et du soutien pour les enfants et les femmes victimes et/ou exposées à la violence elles offriront leur expertise tout au long du programme.

  1. Présentation des membres de l’équipe

Cindy Zamiska, Superviseure des services en français & Conseillère familiale

Cindy travaille aux Services à la Famille Catholiques de Durham depuis octobre 2009. Elle détient un baccalauréat en service social et en psychologie de l’Université McMaster. Avant de se joindre à l’équipe des Services à la Famille Catholiques de Durham, Cindy a été travailleuse des services à la famille pour la Société de l’Aide à l’Enfance de Durham, coordonnatrice des ressources bilingues pour les services à l’enfance et l’adaptation chez Contact Niagara et intervenante à l’accueil pour les services à la famille et les services de protection des adultes auprès des Services à la famille et à l’enfance de Niagara.

Bohinga Djimbi Mulema, Agent de Projet à La Maison

Elle est membre de l’équipe de la maison d’hébergement des femmes francophones de Toronto depuis 2017. Titulaire d’un diplôme en Technique de Travail Social du Collège des Grands Lacs de Toronto, Bohinga a occupé le poste d’intervenante à la ligne d’écoute pour les femmes victimes de violence chez SOS femmes Toronto, puis intervenante de première ligne et travailleuse d’Approche (Outreach Worker) Chez Red Door Family Shelter. Ensuite, elle a rejoint le Centre Francophone de Toronto comme consultante/animatrice pour le programme « Ici Pour Aider » pour les enfants témoins de violence.

Capucine Terray, éducatrice

Capucine a travaillé dans un collège en Zone d’Éducation Prioritaire (ZEP) pendant 2 ans puis a suivi la formation d’éducatrice spécialisée. Elle a travaillé dans un internat qui accueille des enfants placés par le Juge des Enfants, dans un IME (Institut Médico Éducatif) ainsi que dans un centre d’accueil de jour auprès de jeunes en difficultés sociales et familiales.

Caroline Boutefeu, Intervenante auprès des enfants

Caroline travaille à la maison d’hébergement des femmes francophones de Toronto depuis 2017. Elle détient un master en psychologie de l’université catholique de Louvain en Belgique. Avant de rejoindre l’équipe de la Maison, Caroline a été psychologue dans un centre d’hébergement pour réfugiés, psychologue dans un centre de santé mentale pour personnes migrantes en Belgique et psychologue sociale auprès des enfants des bidonvilles en Inde.

Myriam Innocent M.Sc.N, NP-PHC, Francophone Nurse Practitioner

Myriam travaille comme infirmière praticienne à Taibu depuis novembre 2011. Elle est titulaire d’un diplôme à l’Université de Queen’s. Elle est notamment intervenue auprès de personnes incarcérées vivant avec le VIH ou l’hépatite C. Elle a vécu et travaillé à Attawapiskat, une réserve autochtone, pendant 5 ans où elle a fourni des services de soins primaires.

Princilia Bobwa Yemowe B.S.W

Princilia a obtenu un baccalauréat en travail social à l’université de York. Actuellement, elle termine sa maîtrise en travail social à l’université de Ryerson, autour de la problématique des expériences prénatales et postnatales des femmes immigrantes.

  1. Les bénéfices du programme

Les facteurs sous-jacents à la violence conjugale et à son exposition sont multiples et se manifestent de plusieurs façons.

La difficulté à laquelle nous sommes confrontées à l’heure actuelle est qu’il n’existe pas à proprement parler de symptômes propres à l’enfant exposé à la violence conjugale. Une attention particulière doit donc être donnée à l’identification du profil singulier des difficultés de chaque enfant de façon à les soutenir dans les différents modes d’expression de leur détresse (et ce), en fonction de leur âge, de leur niveau de développement et des facteurs de risque.

Au-delà des effets que la violence exerce sur l’enfant lui-même, elle influe directement sur la qualité de la relation mère-enfant. En effet, la violence ainsi que le climat d’incertitude et de terreur qu’elle provoque peut entraver l’adoption de conduite maternelle et engendrer une rupture des routines et des règles qui sont nécessaires au maintien de la vie familiale procurant ainsi à l’enfant un sentiment de sécurité.

La démarche de ce programme repose sur la reconnaissance du cycle de la violence selon ses 4 phases : la tension, l’éclatement de la violence, la justification et la rémission.

Les ateliers permettront d’accompagner les enfants et leur mère dans un processus de “résilience”, en abordant les points suivants : promouvoir les compétences de l’enfant, favoriser son estime de soi et prendre en compte son analyse de la violence. Ils permettront également de rétablir les relations au sein de la famille et de miser sur la force de la relation mère-enfant.

Les commentaires sont fermés