Les rôles que les enfants pourraient assumer

Bien souvent, au sein de notre famille nous pouvons adopter ou nous voir attribuer des «rôles» que nous jouons de forme volontaire ou involontaire. Les rôles qui se développent ou qui sont attribués au sein d’une famille caractérisée par la violence envers une mère reflètent les façons particulières qu’adopte chaque personne pour faire face à la situation secrète, bouleversante et dangereuse dans laquelle elle vit.

Points clés au sujet des rôles dans une famille…

  • un rôle peut être imposé à l’enfant ou il peut être assumé par l’enfant.
  • un enfant peut jouer plus d’un rôle.
  • les enfants peuvent jouer différents rôles avant, durant ou après des incidents violents.
  • durant des incidents violents, un enfant peut jouer le rôle d’arbitre, de sauveteur, de déflecteur/distracteur ou de protecteur de ses jeunes frères et sœurs.
  • il se peut qu’un enfant utilise un rôle comme stratégie d’adaptation et qu’il ait ensuite de la difficulté à cesser de jouer ce rôle soudainement lorsque l’agresseur est parti.
  • tout rôle attribué par l’agresseur peut mener à des sentiments de culpabilité, de chagrin et d’autres émotions douloureuses, surtout après son départ L’examen des rôles au sein de la famille est important parce que…

Voici des exemples de rôles joués par des enfants dans certaines familles marquées par la violence d’un homme envers leur mère.

  1. Gardien / Protecteur

C’est l’enfant qui se comporte comme un parent envers sa mère et les autres enfants plus jeunes. Il pourrait superviser les tâches journalières et les responsabilités ménagères (p. ex., les repas, le coucher des jeunes enfants), aider à sécuriser ses frères et sœurs durant un incident violent et les réconforter par la suite (p. ex., en rassurant ses frères et sœurs, en préparant du thé pour sa mère).

  1. Confident de la mère

C’est l’enfant qui est au courant des sentiments, des inquiétudes et des plans de sa mère. Après avoir été témoin d’incidents de violence, ce dont il se souvient pourrait servir de «vérification de la réalité» pour la mère si, plus tard, l’agresseur tente de minimiser les événements ou de mentir à leur sujet.

  1. Confident de l’agresseur

C’est l’enfant que l’agresseur traite plus généreusement et auprès duquel il tente de justifier ses attaques contre la mère. L’agresseur pourrait lui demander de surveiller le comportement ultérieur de la mère, puis le récompenser pour sa complicité, par exemple en lui donnant des privilèges ou par l’absence de mauvais traitements.

  1. Allié de l’agresseur

C’est l’enfant qui est recruté ou bien forcé à participer à la violence envers la mère (p. ex., en disant des choses humiliantes ou même en la frappant physiquement).

  1. Enfant parfait

C’est l’enfant qui tente de prévenir la violence en confrontant activement les situations qu’il perçoit (à tort) comme étant les déclencheurs de la violence, soit en excellant à l’école et en évitant d’argumenter, de rouspéter, de mal se conduire ou de demander de l’aide pour ses problèmes.

  1. Arbitre

C’est l’enfant qui sert de médiateur et qui essaie de maintenir la paix.

  1. Bouc émissaire

C’est l’enfant qui est identifié comme étant la cause des problèmes familiaux, qui est blâmé pour la tension entre les parents et dont le comportement sert à justifier la violence. Il pourrait s’agir d’un enfant ayant des besoins spéciaux ou qui, en réalité, n’est pas un enfant naturel de l’agresseur.

Source : http://www.phac-aspc.gc.ca/sfv-avf/sources/fem/fem-2007-lele-pypo/pdf/fem-2007-lele-pypo-fra.pdf

De plus, la violence conjugale entraine un bouleversement de la structure familiale.

Source : http://www.havre-eclaircie.ca/femmes/page/consequences-de-violence-conjugale-sur-lien-mere-enfant

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