Les retombées psychologiques et physiques de l’exposition à la violence sur les enfants

 
ÂGE OU STADE DE DÉVELOPPEMENT EFFETS OBSERVÉS FRÉQUEMMENT

CHEZ LES ENFANTS

Embryon / Fétus (de la conception à la naissance) –          Les femmes sont le plus à même de subir de la violence de la part de leur conjoint lorsqu’elles sont enceintes, et particulièrement des coups à l’abdomen.

–          La violence subie avant la naissance peut avoir des effets sur le bébé.
La violence augmente le taux de fausses couches, accouchements prématurés et de retard de développement du fétus, à cause de blessures physiques ou de stress émotionnel.

Bébé (de la naissance à l’âge de 18 mois) –          Les bébés qui ressentent que leur mère se trouve en situation de conflit ont une fréquence cardiaque accélérée, un réflexe psychogalvanique de la peau (indice de stress), des réactions de peur et de détresse.

–          Les bébés qui vivent dans un milieu violent ont tendance à pleurer beaucoup, à être irritables, à ne pas atteindre les étapes clés du développement à l’âge prévu.

Bambin / Âge préscolaire (de 18 mois à 5 ans) –          Les bambins et enfants d’âge préscolaire ont habituellement des symptômes de régression lorsqu’ils vivent dans un foyer violent.

–          Ils peuvent souffrir d’insomnie, avoir peur du noir, avoir des problèmes d’incontinence nocturne, subir de l’anxiété et des sentiments d’insécurité.

–          Les épisodes de violence entrainent généralement des réactions de peur et de profonde anxiété.

–          Certains enfants cessent de jouer et tentent de s’approcher de leur mère lors des incidents.

–          De plus, certains enfants font preuve d’agressivité, que ce soit envers eux-mêmes, des objets ou d’autres personnes.

Âge scolaire (de 6 à 12 ans) –          À cette étape du développement, plusieurs symptômes risquent de se manifester: anxiété, troubles du sommeil et de l’alimentation, problèmes scolaires, troubles du comportement, faible estime de soi, syndrome de stress post-traumatique, dépression, colère, tristesse, confusion, peur, culpabilité ou honte.

–          Les enfants ont tendance à croire qu’ils sont responsables de la violence. Ils peuvent essayer de diminuer les tensions ou d’intervenir directement ou arrêter la violence.

–          On remarque l’émergence des rôles assignés au deux sexes par la société. Les garçons tendent à être agressifs, à faire des crises ou à intimider d’autres enfants, tandis que les filles tendent à avoir des troubles somatiques et des comportements de passivité, à s’accrocher à leur mères ou à d’autres personnes, et à faire preuve d’insécurité.

Adolescent(e) –          Les adolescent(e)s témoins de violence à la maison ont plus de risque d’avoir des problèmes scolaires, des comportements criminels ou antisociaux, de souffrir de dépression et d’avoir des tendances suicidaires. Il est plus que probable que ces adolescents connaissent de la violence dans leurs fréquentations avec le sexe opposé, comme victimes ou auteurs de la violence, selon le cas.

–          Afin de gérer leur détresse émotionnelle, les adolescents peuvent se tourner vers l’alcool ou les drogues ou se faire du mal.

Jeune adulte

–          Il est plus que probable que ces jeunes adultes connaissent à leur tour des relations de couple marquées par la violence, en tant que victimes ou auteurs de la violence.

–          Une fois arrivés à l’âge adulte, ils peuvent avoir des problèmes de confiance, d’intimité, de résolution de conflits, d’estime de soi, de dépression et d’anxiété chronique.

Source : Service à la famille catholiques de Durham

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