L’incidence de la violence familiale sur les enfants

Le mauvais traitement des enfants.

Extrait du rapport “Les effets de la violence familiale sur les enfants – Où est ce que ça fait mal?” de la Gendarmerie Royale du Canada.

Les études sur la violence familiale révèlent que même dans les cas où les enfants ne sont pas directement ciblées par la violence dans le foyer, le fait d’en être témoin peut leur faire du tort. Les enfants qui vivent des situations de violence familiale peuvent encourir des dommages corporels immédiats et permanents et même être tués. Ils peuvent aussi connaître des problèmes émotionnels, comportementaux ainsi que des problèmes de développement à court et à long termes, notamment une névrose post‑traumatique.

Dans certains cas de violence physique ou sexuelle, les victimes ont de gros problèmes de comportement, des relations perturbées avec leurs camarades, ils souffrent de dépression et d’angoisse, sont violents envers les autres, leur développement a du retard, leur fréquentation scolaire n’est pas assidue et leur comportement sexuel est inapproprié.

C’est connu : le fait d’être témoin de violence familiale est aussi nocif que de l’avoir vécue directement. Souvent, les parents croient avoir protégé leurs enfants contre la violence conjugale, mais les recherches montrent que les enfants voient ou entendent de nombreux incidents de violence. Les enfants qui sont témoins de violence familiale souffrent des mêmes conséquences que ceux qui ont été directement victimes de violence. En d’autres termes, un enfant qui est témoin de violence conjugale vit une forme de mauvais traitement des enfants.

Signes de violence envers les enfants et de violence familiale

Les effets du mauvais traitement des enfants et de la violence familiale se manifestent de bien des façons. Voici quelques‑uns des signes de mauvais traitements, surtout lorsqu’ils se manifestent ensemble ou qu’ils représentent un changement de comportement :

  • blâme de soi, sentiments de culpabilité et de honte, attitude très dépendante, timidité extrême, cauchemars intenses à répétition, solitude, accès de tristesse prolongés, retrait social, trouble d’angoisse de séparation, crainte des étrangers, crainte des personnes qui sont du même sexe que l’agresseur, appréhension générale, anxiété et phobies;
  • sentiment de ne pas avoir le contrôle, pensées non désirées, sentiments de stigmatisation, attachement angoissé aux parents et aux fournisseurs de soins, perte de confiance dans les autres, école buissonnière, fugues, bagarres avec les camarades, infractions criminelles, utilisation précoce des drogues et de l’alcool, abus de substances intoxicantes;
  • retards dans le développement, maux de tête, maux de ventre, incontinence d’urine nocturne, troubles de l’alimentation, automutilations ou brûlures, pensées suicidaires, dissociation mentale, comportement sexuel inapproprié;
  • estime de soi extrêmement faible, difficulté à faire confiance aux autres, difficulté à résoudre des problèmes, problèmes relationnels, hauts niveaux de colère et d’agression, colères violentes, victime ou auteur de violence dans les fréquentations.

Agissez de manière à aider

Il est généralement très difficile pour des enfants qui sont victimes de violence ou de négligence de signaler le problème à quelqu’un. C’est pourquoi il importe de connaître les signes de mauvais traitements et de savoir quoi faire à ce sujet. Nous avons tous l’obligation de signaler les cas de mauvais traitement des enfants, que ce soit l’enfant qui se confie à nous ou que nous ayons des doutes raisonnables à ce sujet. C’est la loi.

Si un enfant vous dit qu’il est victime de violence :

  • croyez‑le;
  • écoutez‑le ouvertement et calmement;
  • rassurez l’enfant et donnez‑lui du soutien;
  • dites à l’enfant que ce qui s’est passé n’est pas sa faute;
  • écrivez ce que l’enfant vous dit, en utilisant les mêmes mots que l’enfant;
  • communiquez avec votre service de police local ou un organisme de services à l’enfance et à la famille.
  • Il y aussi des moyens d’aider les enfants victimes de violence à guérir :
  • permettez‑leur de briser le silence qui entoure la violence dans leur vie;
  • renforcez leur capacité à se protéger physiquement et psychologiquement;
  • renforcez leur estime de soi;
  • offrez un milieu sain et agréable où ils pourront vivre des expériences positives.

Si vous êtes un parent, un membre de la famille ou un fournisseur de soins qui maltraite un enfant, vous pouvez obtenir de l’aide pour vous‑même et pour l’enfant. Il n’est jamais trop tard pour faire cesser la violence familiale. Commencez dès aujourd’hui.

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