En quelques chiffres

Profil statistique des personnes aux prises avec des problèmes de santé mentale et des dépendances en Ontario.

Voir l’intégralité de l’étude sur le site de la Comission Ontarienne des Droits de la Personne.

Principaux résultats

Les Ontariens et Ontariennes aux prises avec des problèmes de santé mentale et des dépendances ont des niveaux de scolarité et de revenu plus faibles et sont moins susceptibles de participer au marché du travail et de vivre dans un logement convenable et abordable que les personnes ayant d’autres incapacités et les personnes sans incapacité. Les résultats suivants sont tirés de l’Enquête canadienne sur l’incapacité de 2012, qui porte sur des personnes âgées de 15 ans et plus :

  • Dans l’ensemble, 15,4 p. 100 des Ontariens et Ontariennes déclarent avoir une incapacité – c’est-à-dire que ces personnes ont de la difficulté à accomplir certaines tâches en raison d’un état ou d’un problème de santé à long terme et présentent une limitation dans leurs activités quotidiennes. Cette proportion inclut 4,8 p. 100 de personnes déclarant un problème de santé mentale ou de dépendance et 10,6 p. 100 déclarant une autre incapacité. En d’autres termes, parmi tous les Ontariens et Ontariennes déclarant une incapacité, près d’un tiers (30,9 p. 100) déclarent un problème de santé mentale ou de dépendance.
  • La prévalence des problèmes de santé mentale et de dépendance est légèrement plus élevée chez les Ontariens et Ontariennes (4,8 p. 100) que chez l’ensemble des Canadiens et Canadiennes (3,9 p. 100). Il en va de même pour les Ontariens et Ontariennes ayant d’autres incapacités (10,6 p. 100) par rapport à l’ensemble des Canadiens et Canadiennes (9,9 p. 100).
  • L’écrasante majorité des Ontariens et Ontariennes déclarant un problème de santé mentale ou de dépendance déclarent également un autre type d’incapacité (90,5 p. 100).
  • La proportion d’Ontariens et d’Ontariennes déclarant une incapacité sévère ou très sévère est plus importante chez les personnes aux prises avec des troubles mentaux ou des dépendances (73,8 p. 100) que chez les personnes ayant d’autres incapacités (39,5 p. 100).
  • En Ontario, la proportion des femmes qui déclarent un problème de santé mentale ou de dépendance (5 p. 100) est légèrement plus importante que celle des hommes (4,5 p. 100).
  • Les proportions de personnes jeunes (15-34 ans) et dans la force de l’âge (35-54 ans) sont plus élevées chez les personnes aux prises avec des problèmes de santé mentale et des dépendances que chez les personnes ayant d’autres incapacités. Les personnes âgées de 15 à 24 ans représentent 9,3 p. 100 de l’ensemble des Ontariens et Ontariennes déclarant des troubles mentaux et des dépendances, soit plus du double de la proportion enregistrée chez les personnes ayant d’autres incapacités (3,5 p. 100).
  • En Ontario, la proportion de personnes qui déclarent des troubles mentaux et des dépendances est plus de deux fois supérieure chez les Autochtones vivant hors réserve (12 p. 100) que chez les non-Autochtones (4,6 p. 100).
  • En Ontario, les personnes racialisées déclarent une plus faible prévalence de problèmes de santé mentale et de dépendance (3,3 p. 100) que les personnes non racialisées et les Autochtones (5,3 p. 100 au total pour ces deux groupes).
  • La proportion d’Ontariens et d’Ontariennes séparés ou divorcés est plus élevée chez les personnes aux prises avec des troubles mentaux et des dépendances (19,3 p. 100) que chez l’ensemble des personnes ayant d’autres incapacités (10,4 p. 100) et chez les personnes sans incapacité (7,1 p. 100). La proportion d’Ontariens et d’Ontariennes mariés ou vivant en union libre est plus faible chez les personnes aux prises avec des problèmes de santé mentale ou des dépendances (45,6 p. 100) que chez l’ensemble des personnes ayant d’autres incapacités (60,6 p. 100) ou chez les personnes sans incapacité (59,8 p. 100).

En règle générale, les Ontariens et Ontariennes ayant des troubles mentaux et des dépendances déclarent des niveaux de scolarité plus faibles que les personnes sans incapacité :

  • Plus d’un quart des personnes aux prises avec des problèmes de santé mentale et de dépendance (25,9 p. 100) et des personnes ayant d’autres incapacités (28,8 p. 100) n’ont pas terminé leurs études secondaires, contre 16,4 p. 100 des personnes sans incapacité.
  • La proportion d’adultes titulaires d’un diplôme universitaire est beaucoup plus faible chez les personnes aux prises avec des problèmes de santé mentale et des dépendances (8,5 p. 100) que chez les personnes sans incapacité (24,8 p. 100).
  • La proportion des adultes titulaires d’un diplôme collégial ou d’un certificat professionnel est sensiblement plus importante chez les personnes aux prises avec des troubles mentaux et des dépendances (33,9 p. 100) que chez les personnes ayant d’autres incapacités (29,1 p. 100) et chez les personnes sans incapacité (30,7 p. 100).
  • Les Ontariens et Ontariennes ayant des troubles mentaux et des dépendances courent plus de risques de vivre dans la pauvreté que les personnes sans incapacité. La proportion des adultes en situation de faible revenu est plus élevée chez les personnes aux prises avec des problèmes de santé mentale et de dépendance (19,6 p. 100) que chez les personnes sans incapacité (10,4 p. 100) et chez les personnes ayant d’autres incapacités (7,9 p. 100).

Les Ontariens et Ontariennes ayant des problèmes de santé mentale et de dépendance sont moins susceptibles de faire partie de la population active et plus susceptibles d’être au chômage :

  • En 2011, 201 220 personnes, soit 54 p. 100 des personnes âgées de 15 à 64 ans aux prises avec des problèmes de santé mentale et de dépendance, étaient inactives, contre 42,9 p. 100 des personnes ayant d’autres incapacités et 21 p. 100 des personnes sans incapacité.
  • En 2011, le taux de chômage des Ontariens et Ontariennes âgés de 15 à 64 ans aux prises avec des problèmes de santé mentale ou de dépendance s’élevait à 22,6 p. 100, soit plus du double de celui des Ontariens et Ontariennes ayant d’autres incapacités (9 p. 100) et près du triple de celui des Ontariens et Ontariennes sans incapacité (7,7 p. 100).
  • Nombreuses sont les personnes ayant une incapacité qui estiment avoir fait l’objet de discrimination au travail, quel que soit le type d’incapacité. Une proportion particulièrement importante de personnes aux prises avec des problèmes de santé mentale et de dépendance (67,7 p. 100) déclarent qu’elles ont été désavantagées sur le plan du travail en raison de leur incapacité.

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